INVESTISSEMENT RESPONSABLE

Dans le domaine de l’investissement responsable, il n’y a pas d’approche unique qui convienne à tous. Deux raisons à cela : le caractère très personnel de la démarche (morale, valeurs, sens) et la pluralité d’objectifs disponibles (trois grandes familles, voir ci-après).

A cela se rajoute la difficulté à comprendre cet univers, dans un contexte de greenwashing généralisé. Toutes les entreprises se prétendent durables, toutes les banques se prétendent responsables. Le dernier mot à la mode est Impact Investing, utilisé à tort et à travers et sans vergogne par des spécialistes du marketing.

Dans ce contexte, notre rôle chez Perennium est de comprendre les aspirations de nos clients, de les aider à formuler des buts réalisables, puis de traduire tout ceci en décisions d’investissement concrètes (c’est possible dans presque toutes les classes d’actifs). Nous démythifions, nous donnons les explications techniques nécessaires, en les avantages et les inconvénients.

Trois grands objectifs

Ainsi, pour ce qui est des objectifs d’un investisseur responsable, on distingue : (i) aligner ses investissements avec ses valeurs, (ii) rechercher une meilleure performance ajustée au risque, (iii) contribuer à changer le monde. On peut panacher ces objectifs, dans une certaine mesure, mais ce n’est pas toujours possible et ce n’est pas toujours recommandé. Choisir d’exclure les armes de son portefeuille, c’est une question de valeurs, pas une question de performance attendue, et cela ne change rien au monde.

Performance financière

Si l’objectif de l’investisseur est d’avoir une meilleure performance, une stratégie comme l’intégration ESG permet une meilleure compréhension des opportunités et des risques d’une entreprise. 100% des fonds que nous sélectionnons pour nos clients ont surperformé le MSCI World sur les 5 dernières années (et la plupart du temps de manière extrêmement significative).

Pour aller plus loin : les sept stratégies ISR

Exclusions sectorielles : exclure des entreprises sur la base de leur domaine d’activité (un choix individuel et personnel). Exemple, le nucléaire.

Exclusions normatives : exclure des entreprises sur la base de leur comportement (un choix sociétal). Exemple, le recours au travail des enfants.

Exclusions relatives (appellation trompeuse de « Best in Class ») : dans chaque domaine d’activité, exclure les 10 à 20% d’entreprises ayant le plus mauvaises notes ESG. On peut donc détenir du tabac, des énergies fossiles etc.

Intégration ESG : prise en compte explicite et systématique des critères ESG (extra financiers) en parallèle avec les critères financiers dans les décisions d’investissement.

Engagement actionnarial : prendre position sur des enjeux ESG et exiger des entreprises en portefeuille qu’elles améliorent leurs pratiques dans la durée. C’est plus une approche d’investisseur institutionnel que de particulier.

Investissement thématique ESG : choisir des secteurs à forte connotation durable. Exemple : énergies renouvelables.

Impact Investing : investir, typiquement en private equity ou dette privée, avec l’intention de générer des impacts environnementaux et/ou sociaux spécifiques et mesurables en même temps qu’un rendement financier.

©ARM, Daniel, Andover, 1986.
Photographie de Arno-Rafael Minkkinen, reproduite avec l’aimable autorisation de l’artiste.